Des jeunes qui ne s’intègrent pas, Oui le problème existe. Mais ne concerne qu’une minorité de notre jeunesse. Les jeunes de nos harmonies ne sont pas touchés par ce mal de vivre.

 

Il ne se passe pas une semaine sans que les médias nous « bassinent » avec le mal des banlieues, sans que l’on entende parler des jeunes désoeuvrés, des jeunes qui ne s’intègrent pas. Oui, le problème existe. Mais ne concerne qu’une minorité de notre jeunesse.

 

Les jeunes de nos harmonies, de nos batteries fanfares, de tous nos ensembles musicaux ne sont pas touchés par ce mal de vivre. Ils s’expriment avec leurs instruments de musique ou bien encore avec leur voix. Ils suivent régulièrement des cours de musique, des stages pendant les trop longues vacances scolaires.

Ils participent à l’animation de leur ville, quartier ou village. Dans les sociétés de musique populaires s’apprend le respect de l’autre, la vie en collectivité, le goût de l’effort, de la discipline, l’aspiration au travail bien fait. La musique ferait-elle des miracles ? Peut-être, car elle est source d’équilibre et d’épanouissement. Et contribue, par la même, à former des hommes et des citoyens responsables. Des films tels Les Choristes où Les Virtuoses en portent l’heureux témoignage.

Comment se fait-il que l’on ne valorise pas davantage cette jeunesse-là ?

Pourquoi ne la montre-t-on pas en exemple ? Comment se fait-il que ceux qui détiennent les cordons de la bourse dépensent des sommes folles pour calmer les excités, réparer leurs dommages sans se soucier de ceux qui ne font pas de bruit et n’ont, trop souvent, même pas les moyens de s’acheter des instruments de musique ? Je vous le dis : c’est le monde à l’envers.

À nous, femmes et hommes de bonne volonté, de défendre ce qui semble relever de l’évidence. Il est encore temps d’agir. Avec conviction et passion

 

Libre propos par Guy Dangain,

Pdt de la fédération musicale de Picardie

Extrait du journal de la CMF/Octobre 2004