Un sujet qui est toujours d’actualité qui ne laisse pas indifferent une grande partie de nos musiciens.

 
Le cérémonial patriotique : un thème qu’il faudrait réhabiliter ou réorganiser compte tenu des mentalités et de l’évolution sociale actuelle.
 

On se rend compte que de nombreux musiciens sont souvent peu enclins à participer à ces prestations souvent indispensables à leur société musicale. Dans les villes ou communes, les harmonies et les batteries fanfares assurent encore des manifestations tant bien que mal ; les élus y sont attachés comme bien sûr , les anciens combattants, premiers concernés. Les subventions en dépendent et il est souvent souhaitable d’y être présent. Il faut savoir que dans la plupart des cas, les musiciens utilisent leurs instruments personnels lors des déplacements. Sous les intempéries, ces instruments subissent des dommages quelquefois irréparables. Il serait souhaitable que les municipalités et les associations d’anciens combattants prennent leurs responsabilités et demandent un service minimal pour la participation aux monuments aux morts, ce qui serait une solution pour satisfaire les intéressés. Ils pourraient simultanément organiser une exposition pédagogique, plus près de la jeunesse, sur un thème relatif à leurs actions passées. Celle-ci pourrait être visitée par les scolaires, et une cérémonie avec discours et remise de médailles pourrait avoir lieu en présence des autorités. Depuis longtemps, l’Éducation nationale, dans bien des cas, n’incite plus les élèves à participer à ces journées du souvenir ; alors comment voulez-vous que nos musiciens y soient préparés ? Il y a tout un contexte qui fait que nos enfants ne se sentent pas concernés. Faut-il tourner le dos au passé ? Cette hypothèse est difficile à admettre pour certains. Nous ne devons pas oublier les combattants qui ont donné leur vie pour notre liberté. Ces commémorations font partie de notre mémoire et de nos racines. Ne devrions pas inventer de nouvelles formes pour inciter jeunes et anciens à participer davantage à ces cérémonies. Le chemin sera long… La convivialité et les échanges renforceront les liens entre les générations, en espérant que le siècle à venir ne nous donnera pas l’occasion d’avoir à commémorer de nouveaux moments douloureux.

 

Propos de M. Daniel Gourmand
 

Ancien Président de la Fédération des musiques d’Ile de France

et de la Fédération Musicales de Seine et Marne